Editorial

Les journées d'Isère Gérontologie sont des moments forts de la vie associative qui demandent de la part des membres actifs de notre association un investissement important et je remercie tous ceux qui œuvrent pour la réussite de la prochaine.

 

Elle se déroulera le 18 Mai : ce sera la septième ! (la dixième si on ajoute les journées de géronto psychiatrie. La première avait eu lieu le 15 Octobre 2009 : "Mourir chez soi : un choix, un droit, un challenge" ; la dernière, le 16 Octobre 2014 a eu pour thème : "Soigner les âgés : entre pénibilité, souffrance et satisfaction".

 

La journée du 18 mai portera sur le thème : "La souffrance de l'âgé" .

 

Est elle toujours bien prise en compte?

 

Si des progrès notables ont été réalisés ces dernières années dans la prise en charge de la douleur intense - notamment en phase terminale - le soulagement des douleurs chroniques qui sont particulièrement fréquentes chez le sujet âgé peut être grandement amélioré.


Car la souffrance, cette "maladie douloureuse", s'avère particulièrement dangereuse pour l'autonomie et la qualité de vie psychique et relationnelle.


Pourtant il est possible de prendre en charge cette souffrance, de mieux soulager souvent de multiples façons, par le recours à des savoirs faire variés.


Cette journée est ouverte à tous les publics, bien sûr aux soignants, aux intervenants médico-sociaux, mais aussi aux familles qui ont encore un rôle majeur dans l’alerte puis l'évaluation de l'efficacité des prises en charge.

 

Profitez de cette visite sur notre site consulter notre page dédiée : 18 Mai La souffrance de l'âgé... et inscrivez vous!

 

Claude FAGES

Président d'Isère Gérontologie


Présentation

 

 

 

La douleur (physique) est la conséquence de notre dimension corporelle, nul n'y échappe mais le vieillissement en accroit fortement l'incidence et la prévalence.

 

La douleur du vieux n'est pas identique à celle du jeune ni dans son expression ni dans ses conséquences. Moins extériorisée - surtout en cas de déficit cognitif associé - elle est plus facilement négligée d'autant que souffrir apparaît encore à certains comme une conséquence inéluctable de l'avance en âge.

 

Mais la vieillesse est surtout le terrain de la douleur "chronique", douleur redoutable par sa persistance, l'inefficacité - ou l'insuffisance - de ses traitements, la perte d'autonomie et la désespérance qu'elle entraîne : "au début on a mal, puis on souffre d'avoir mal puis on a mal de souffrir". Ainsi la douleur devient souffrance et cette souffrance devient une maladie qui va évoluer pour son propre compte où chacun "fera sa douleur" à sa façon.

 

On souffre rarement seul , le plus souvent dans une famille qu'on épuise, aidé de soignants qui s'interrogent sur l'efficacité de leurs pratiques, au sein d'une société plus ou moins attentive à soulager. Même si les dernières décennies ont vu des progrès considérables, notamment dans les douleurs de fin de vie, beaucoup reste à faire.

 

Comprendre (mais aussi enseigner) les mécanismes de la souffrance aide à la combattre. Ses causes sont multiples et donc ses traitements doivent l'être aussi.

 

Tous ces thèmes seront abordés de façon pluridisciplinaire au cours de cette journée . Vieillir sans souffrir est un des défis gériatriques pour demain.

 

Dr Gérard Dubos, gériatre

 

Télécharger
FLYER JOURNEE ISERE GERONTOLOGIE DU 18 MAI 2017
FLYER-18MAI.pdf
Document Adobe Acrobat 2.1 MB