Journée thématique du 18 mai 2017 : la souffrance de l'âgé

La douleur (physique) est la conséquence de notre dimension corporelle, nul n'y échappe mais le vieillissement en accroit fortement l'incidence et la prévalence.

 

La douleur du vieux n'est pas identique à celle du jeune ni dans son expression ni dans ses conséquences. Moins extériorisée - surtout en cas de déficit cognitif associé - elle est plus facilement négligée d'autant que souffrir apparaît encore à certains comme une conséquence inéluctable de l'avance en âge.

 

Mais la vieillesse est surtout le terrain de la douleur "chronique", douleur redoutable par sa persistance, l'inefficacité - ou l'insuffisance - de ses traitements, la perte d'autonomie et la désespérance qu'elle entraîne : "au début on a mal, puis on souffre d'avoir mal puis on a mal de souffrir". Ainsi la douleur devient souffrance et cette souffrance devient une maladie qui va évoluer pour son propre compte où chacun "fera sa douleur" à sa façon.

 

On souffre rarement seul , le plus souvent dans une famille qu'on épuise, aidé de soignants qui s'interrogent sur l'efficacité de leurs pratiques, au sein d'une société plus ou moins attentive à soulager. Même si les dernières décennies ont vu des progrès considérables, notamment dans les douleurs de fin de vie, beaucoup reste à faire.

 

Comprendre (mais aussi enseigner) les mécanismes de la souffrance aide à la combattre. Ses causes sont multiples et donc ses traitements doivent l'être aussi.

 

Tous ces thèmes seront abordés de façon pluridisciplinaire au cours de cette journée . Vieillir sans souffrir est un des défis gériatriques pour demain.

 

Dr Gérard Dubos, gériatre

Le programme